victimes attentat

(Lundi 13 octobre 2003, 17h52)

UTA: reprise mardi à Paris des négociations sur une indemnisation définitive des familles

PARIS (AP) - Une délégation libyenne était attendue lundi à Paris pour poursuivre les négociations sur l'indemnisation définitive des familles des victimes de l'attentat du DC-10 d'UTA, qui avait fait 170 morts, le 19 septembre 1989, au-dessus du désert du Ténéré, au Niger.

Guillaume Denoix de Saint Marc, le porte-parole du collectif "Les familles du DC-10 UTA en colère!", qui a perdu son père dans l'attentat, a annoncé lundi matin la venue de ces émissaires, confirmant une information diffusée peu auparavant par la Fondation Kadhafi, via l'agence officielle libyenne JANA.

Selon M. Denoix de Saint Marc, qui se dit "très déterminé et très positif", les discussions doivent reprendre mardi matin avec des "réunions de travail", l'objectif des familles étant désormais de "conclure définitivement", si possible d'ici la fin de la semaine.

"Le train s'est arrêté après être sorti des rails. Mais il a été remis sur ses rails et nous espérons maintenant qu'il arrivera à bon port", a-t-il déclaré à l'Associated Press, reconnaissant que la mise en garde lancée depuis Rabat, au Maroc, par Jacques Chirac semblait porter ses fruits. Le président français avait alors averti que, si les engagements pris par le colonel Moammar Kadhafi, chef de l'Etat libyen, n'étaient pas tenus, "la France en tirerait des conséquences, sans agressivité et sans faiblesse".

"Si nous avons été stoppés, nous n'avons jamais reculé", a encore observé M. Denoix de Saint Marc. "Maintenant, nous ne sommes pas à l'abri de nouvelles surprises. Nous ne confondons pas optimisme et naïveté..."

Dimanche soir, alors que les discussions téléphoniques se poursuivaient pour savoir si cette réunion aurait lieu à Tripoli ou à Paris, M. Chirac avait qualifié de "signe positif" la reprise des conctacts entre les deux parties samedi en fin d'après-midi, peu avant l'expiration du délai fixé en vue d'un accord d'indeminisation.

"Je souhaite que les engagements qui ont été pris au plus haut niveau par la Libye, s'agissant aussi bien du chef de l'Etat que du président de la fondation Kadhafi, soient respectés", a souligné le président Chirac à l'occasion d'un dîner informel avec le chancelier allemand Gerhard Schröder à l'Elysée.

Une fois acquis le principe de la reprise des discussions suspendues depuis le 19 septembre, Guillaume Denoix de Saint Marc s'était dit être prêt dimanche à se rendre à Tripoli lundi soir, la Fondation Kadhafi ayant proposé une réunion de travail dès mardi. Mais la partie française, qui a déjà fait cinq fois le voyage de Tripoli, a finalement obtenu que ces discussions aient lieu à Paris.
AP
tl/div

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